Les erreurs à ne pas faire avec son chien: témoignage de Martine Hébert à propos de son chien Enzo

Ça fait quoi, dans la vie d’un humain, d’avoir un chien avec un problème de comportement? Qu’est-ce qu’il peut en tirer comme leçon? C’est ce qu’on explore avec Martine Hébert dans cette entrevue.

Description de la vidéo

Début : Une entrevue très spéciale que celle-ci, car nous sommes en avril 2020, en confinement à cause de la Covid-19, alors on s’adapte, et me voilà en entrevue virtuelle avec Martine Hébert.

Je la présente. Martine est enseignante, coach certifiée en PNL, et surtout humaine de Enzo, malheureusement décédé il y a quelques années.

Dans cette entrevue, on veut aborder l’expérience des personnes qui ont eu des chiens, leurs erreurs, leurs bons coups, et qu’est-ce qu’ils en ont retiré comme expérience.

2:20 : On parle du chien de Martine. Enzo, Berger anglais (Bobtail). En 2011, elle tombe en amour avec cette race et cherche un bon éleveur pour s’en procurer un.

Chez l’éleveur, Enzo, alors chiot, tasse tous les autres pour aller voir Martine. C’est alors qu’elle a pris la décision que ce serait lui.

4:00 : Enzo, c’était le bébé de Martine, parce qu’elle n’a pas eu d’enfants. Il tirait beaucoup en laisse, alors lorsqu’il est devenu plus grand, il était en train de lui arracher l’épaule!

Elle a donc décidé de l’emmener prendre des cours. Enzo avait alors un an.

5:22 : Elle allait une fois par semaine prendre ses cours (elle s’était concentrée sur la marche en laisse), mais elle travaillait aussi avec Enzo une heure par jour chez elle à l’intérieur, puis ½ heure à l’extérieur.

Martine admet qu’elle a pris ses cours trop tard, son chien était déjà trop vieux. C’était une erreur.

6:00 : Elle dit que les chiens ressentent nos émotions, alors si nous, on n’est pas maître des nôtres, le chien le sent et est déstabilisé. En tout cas, elle affirme que Enzo le sentait et le lui faisait savoir.

Martine précise qu’Enzo était, de par sa race, têtu. Elle dit en riant, parce qu’elle se doute que je ne suis pas tout à fait d’accord.

Elle conclue cette section en disant qu’elle a travaillé très très fort pour que la marche en laisse avec lui soit plus agréable.

7:05 : Martine précise qu’elle a eu Enzo jusqu’à l’âge de 7 ans. Il était en parfaite santé, mais il avait la mauvaise et dangereuse habitude de tout avaler. Un jour, il a avalé quelque chose qui n’a pas été rejeté, ce qui lui a occasionné une pneumonie.

À l’hôpital vétérinaire, elle a dû décider si elle faisait opérer son chien malgré le risque de rester avec des séquelles ou de l’euthanasier. Elle a finalement choisi la 2e option, non sans avoir le cœur brisé. C’était en 2018.

9:13 : On revient sur le problème principal de Martine: Enzo tirait en laisse. Mais il présentait aussi d’autres problèmes: il volait tout ce qui portait les odeurs des gens de la maison et il les avalait. C’est d’ailleurs ce qui lui a été fatal.

10:43 : Je demande à Martine si elle aimerait avoir un autre chien. «Oui!», répond-elle spontanément. Elle se dit prête à avoir un autre chien.
Je lui demande quels sont ses critères pour son prochain chien (qu’elle n’avait pas pour Enzo): elle dit qu’avec les outils qu’elle a maintenant et qu’elle n’avait pas avant, elle reprendrait peut-être un autre Berger anglais. Elle aime les gros chiens. Mais elle est encore en réflexion.

On fait le tour de certaines races: Montagne des Pyrénées, ou plus petit, Beagle?

12:30 : Martine aimerait que son chien soit «protecteur». Elle aimerait qu’il signale de façon modérée que quelqu’un arrive sur le terrain, par exemple.

Mais elle tient à ce que son chien soit chaleureux, enjoué, qu’il aime jouer.

Elle précise que comme elle travaille à la maison, elle aura beaucoup de temps à lui accorder.

Martine revient toutefois sur le fait que, comme elle a un grand terrain, elle veut que son chien soit protecteur. Je lui précise qu’un chien est naturellement protecteur (certaines races peut-être plus que d’autres), alors que ce n’est pas nécessaire (ni une bonne idée) de travailler cette tendance naturelle.

13:40 : J’ajoute que les critères à considérer lorsqu’on veut adopter un chien, c’est qu’il corresponde à notre style de vie, à notre niveau d’activité.

Martine est d’accord, et précise qu’elle ne se procurera pas un chien qui a un trop haut niveau d’énergie. Je poursuis en disant que de toute façon, une grande race est en général moins hyperactive.

Martine dit que son chien a mis au moins 4 ans à se calmer. J’acquiesce en disant que, de toute façon, les chiots ont beaucoup d’énergie comme les enfants, et qu’une fois passé le cap de l’adolescence, ils sont plus posés.

15:00 : Je demande à Martine s’il y a des critères qu’elle ne veut pas pour son prochain chien? Elle dit qu’elle ne veut pas un chien agressif. J’interviens en disant que si un chiot est agressif, ce n’est pas normal du tout!

Martine en convient, mais elle précise qu’elle ne veut pas non plus un «look» agressif, ni poil dru… ce qu’elle voudrait finalement, c’est un chien «doudou», qui la comprend quand elle lui parle. Elle conclue en riant: «comme un être humain à 4 pattes avec du poil!». J’explique que la relation avec son chien est à créer, mais qu’on en a forcément une.

16:15 : Je demande maintenant à Martine qu’est-ce qu’elle voudra faire différemment avec son futur chien qu’elle n’a pas fait avec Enzo? Elle répond spontanément qu’elle va le socialiser le plus tôt possible!

Elle ajoute que son conjoint actuel a eu plusieurs chiens dans sa vie et que cet aspect la rassure.

On parle du fait qu’il est important que les humains soient en harmonie dans leur attitude avec le chien, sinon celui-ci devient confus.

Je complète en disant que c’est ce qu’on ne cesse de marteler, d’inscrire son chiot en maternelle, de faire de la socialisation en bas âge, etc. Et que la socialisation, ce n’est pas juste de rencontrer des gens et d’autres chiens, mais c’est de vivre toutes sortes de nouvelles situations en contexte positif.

Je conseille en riant à Martine de travailler la marche en laisse au départ avec son prochain chien! Et Martine acquiesce avec énergie!

17:58 : Je demande à Martine: «Quel est le meilleur conseil que tu donnerais à un humain qui a ou qui veut un chien?». Martine répond de réagir tout de suite lorsqu’un problème survient pour ne pas que le «mauvais pli embarque». Parce qu’ensuite, c’est très difficile à régler.

Elle ajoute qu’il y a une façon d’intervenir avec un animal pour que ça ne soit pas aversif et que ça ne lui provoque pas de la crainte, mais qu’elle ne se trouve pas encore bien équipée pour ça parce que les cours qu’elle a pris avec Enzo prônaient la méthode punitive traditionnelle. Je suis tout à fait d’accord et j’indique que maintenant, on travaille plutôt en collaboration avec le chien.

19:13 : Je poursuis en disant que lorsqu’on laisse le problème empirer, il est plus long à régler. Martine renchéris en disant que c’est comme chez l’humain: le chemin neuronal se prend et les associations (bonnes comme mauvaises) sont faites.

Je dis en riant qu’en effet, on est pas loin des chiens, et que même si on ne jappe pas à la fenêtre (quoiqu’on en est pas loin parfois), on fait des associations qui nous provoquent des émotions, qui restent et qui créent chez nous des croyances limitantes.

Martine ajoute que dans ces situations, on ne voit pas d’autres possibilités, et que c’est pareil pour le chien, s’il ne voit pas une autre possibilité, il va aller dans ce qu’il connaît.

20:27 : Martine fait une parenthèse sur le sujet: le matin, Enzo avait un rituel, qui était de faire la tournée de la maison pour trouver des choses à voler et à avaler. Pour «casser» ce rituel, Martine lui donnait un gros Kong rempli de nourriture congelée. J’approuve totalement cette façon de faire: remplacer un comportement qui ne nous convient pas par un autre comportement incompatible, qui convient à nous et au chien.

21:36 : Je demande à Martine si elle aurait des anecdotes rigolotes à nous raconter sur Enzo?

Elle répond qu’il jappait après la tondeuse et mordait les pelle, râteau, tout ce qui avait un manche. Qu’il avait sûrement fait une mauvaise association avec ces objets. Je réponds que peut-être cela lui provoquait de la peur, et que de japper et mordre, c’était probablement pour éloigner ce qui lui faisait peur.

Une autre anecdote: elle raconte qu’un matin, un employé d’Hydro-Québec est venu relever le compteur et n’avait pas vu le chien. Enzo a aboyé (pas agressivement, juste pour prévenir) et l’employé a fait un bond d’un mètre tellement il a eu peur.

L’hiver, pour le fatiguer, elle lui faisait tracter les enfants en traîneau, ou elle le faisait courir à côté de son vélo.

24:10 : Je pose à Martine ma fameuse dernière question: «Est-ce que tu as déjà fait dans ta vie quelque chose que tu considères aujourd’hui comme une erreur, mais que, si tu pouvais revenir en arrière, et que tu pouvais changer cette erreur, tu la referais quand même?» Je précise: erreur ou décision…

Martine explique la première chose qui lui est venue à l’esprit. Elle a évolué dans le monde de l’éducation durant 17 ans. Elle a donné sa démission en 2014. Elle aurait pu partir avant, mais finalement, elle est allé se chercher plus d’expertises, dont une maîtrise en développement des organisations. Elle pensait qu’avec cette maîtrise, elle aurait pu monter dans la hiérarchie et qu’ainsi, elle aurait pu aider plus de gens sur le terrain. Mais rendue dans des paliers plus élevés, cela ne s’est pas passé ainsi et ça l’a beaucoup désillusionnée.

26:18 : Mais elle a tenu bon, et toutes ces expériences lui ont permis de poser un regard plus objectif sur le système et de trouver ce qu’elle voulait vraiment. Elle a démissionné et est en train de créer son propre «système», donc sa propre offre pour ses clients, qui est en accord avec elle-même.

Bref, son «erreur» a été de ne pas avoir démissionné avant, mais avec le recul, cela lui a permis de savoir vraiment dans quel sens elle a voulu orienter sa carrière professionnelle.

28:37 : Pour conclure, on va suivre l’arrivée du futur-prochain petit chien de Martine! Et de plein d’animaux qu’elle a le projet d’acquérir.

Je remercie chaleureusement Martine de nous avoir partagé son expérience avec Enzo!

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